Devant nos yeux émerveillés se dresse une arche majestueuse taillée dans la pierre, s’élevant à sept pieds de hauteur. Elle se trouve enveloppée d’un voile mystique de vapeurs épaisses, créant une aura mystérieuse et enchanteresse. Les bases de la pierre, de chaque côté, prennent vie sous la lumière magique : celle de gauche s’illumine d’un éblouissant jaune solennel, celle de droite d’une lueur chaleureuse d’orange, et le sommet de la voûte s’embrase d’un bleu céleste.
Atshikash le brave, dénué de toute crainte, tend la main vers l’orbe bleu, pénétrant avec détermination l’arche nimbée de nuages. Derwood, quant à lui, effleure l’orbe orange, s’engouffrant également dans le portail éthéré. Lou suit l’exemple d’Atshikash, touchant le bleu avant de franchir le seuil. Puis vient le tour de Zilgath, s’attardant sur l’orbe orange avant de disparaître à son tour.
Confronté à cette impasse, je demeure perplexe quant à la démarche à suivre. Optant pour l’audace, je décide de toucher successivement les trois couleurs, de gauche à droite. Interrogeant Esméralda sur ses intentions, elle décide de me suivre, exprimant, au passage, le réconfort que ma présence lui procure. Un échange de regards laisse entrevoir des sentiments naissants, bien que l’endroit ne soit guère propice. Dès que nous serons à l’extérieur, je m’essayerai de nouveau. Je prends sa main dans la mienne, traversant l’arche qui semble soudainement dénuée de tout nuage, nous transportant instantanément vers une pièce inconnue.
Cette nouvelle salle, construite à l’image de la précédente, semble être une extension du laboratoire de Firan. Son point focal réside en une imposante statue de gargouille à quatre bras, l’un d’eux brisé gisant devant elle. Je scrute attentivement cette sculpture, décelant une trace de ce qui aurait pu être entre ses mains… peut-être un précieux Artéfact d’Actorios ? Rien de plus n’attire mon attention.
Un peu plus loin, un corridor s’offre à nous, conduisant à une vaste pièce dont le sol est pavé d’un carrelage incrusté, les murs et le plafond ornés de représentations d’animaux, de glyphes mystérieux, et d’êtres à la fois humains et semblables à des créatures, tenant des sphères aux teintes variées.
Dans cette enceinte monumentale, deux portes ornent le mur ouest. Je m’attarde sur la première, prenant soin de l’inspecter. Un choix judicieux, car cette porte dissimulait un piège sournois. Me positionnant hors du cadre, je l’ouvre, déclenchant une lance fulgurante qui jaillit et s’abat violemment sur le mur opposé. Le son résonne étrangement à mes oreilles, révélant la supercherie d’un mur factice. Avec l’aide d’Arbrogast, je le défais en mille morceaux, dévoilant une pièce plus restreinte. Toutefois, une nouvelle énigme se présente alors que je découvre qu’un autre de ces murs est également un faux.
Au même instant, des échos de combat parviennent à mes oreilles. C’est certainement l’œuvre de mes compagnons ! Les bruits résonnent depuis la salle de la gargouille. En effet, la créature s’est réveillée, tentant d’entraver le groupe. Compassion pour elle, n’ayant rejoint la mêlée qu’à la toute fin du combat, je suis convaincu qu’elle a connu un destin peu enviable.
Rejoindre le groupe m’emplie d’une satisfaction certaine. Sol a probablement éclairé leur chemin dans cette épreuve, facilitant leur lutte contre l’adversité.