Damota – La confrontation d’Arbrogast

Dans une salle empreinte de mystère, les symboles des dieux mineurs brillaient d’une lueur éthérée, gravés dans le sol autour de l’empreinte majestueuse de Sol,la déesse du Soleil. Les flammes dansantes des torches qui ornaient les murs créaient des ombres mouvantes, et au coin de la pièce, une silhouette se découpait, presque dansante, sous leur éclat. À mesure que mes yeux s’attardaient sur elle, ses contours prenaient forme, révélant une armure de samouraï qui reflétait la lueur dansante du feu. C’était Arbrogast dans ça forme originelle.

Son aura empreinte d’assurance émanait alors qu’il s’approchait, emplissant l’atmosphère d’une présence presque palpable. Arbrogast, mon allié de combat, tenta de m’ensorceler de ses paroles, suggérant que mon parcours était enchevêtré avec le sien, que mes victoires étaient les siennes, que sa contribution était inestimable. Mais en moi naissait une conviction profonde : sa soif de pouvoir était sa véritable motivation. Il aspirait à travers moi à la grandeur, et peu importaient les conséquences pour moi.

Tel un barbare dans l’extase de sa fureur, je sentis en moi monter une colère inarrêtable. Les émotions s’entremêlèrent, et je fondis sur lui tel un éclair, mon marteau brandi, prêt à frapper. Deux coups puissants s’abattirent sur lui. Ses yeux exprimèrent une surprise soudaine, sa certitude ébranlée par la force de mes attaques. Alors qu’il vacillait sous le poids de mes frappes, son visage trahissait le doute, une fissure dans son armure de confiance.

Mais Arbrogast n’était pas à se laisser terrasser si facilement. Dans un geste de résistance, il entonna un sortilège ancien, invoquant les ténèbres elles-mêmes. Soudain, la pièce fut engloutie dans un voile d’obscurité, me privant de ma vision. Pourtant, le lien entre nous n’était pas rompu. Les sons de ses mouvements, les échos de ses attaques, ils étaient autant de fils invisibles me reliant à lui.

Ainsi, guidé par l’ouïe et l’instinct forgé dans d’innombrables batailles, je me lançai dans une danse meurtrière. Mon marteau et sa hâche s’entrecroisaient, leurs éclats silencieux brisant le noir d’une énergie violente. Le vent de ses attaques caressait ma peau, me guidant pour esquiver ou parer. Chaque mouvement était calculé, chaque frappe précise.

Luttant contre les ténèbres, contre les souvenirs de notre alliance passée, je puisai dans ma résolution de loyauté envers Sol. Mes frappes devinrent plus déterminées, plus puissantes. L’acier gronda sous l’impact de mes attaques, laissant présager une fin imminente. Finalement, un coup bien ajusté brisa l’ultime barrière de sa défense. Arbrogast vacilla, le poids de sa défaite se faisant sentir. Une lueur d’acceptation passa dans son regard.

Et puis, c’était fini. Il s’effondra, épuisé par le combat, son corps se retransformant en une hache inanimée, le symbole de sa quête de puissance désormais brisé. La pièce s’emplissait à nouveau de lumière alors que les ténèbres se dissipaient, révélant le résultat de notre duel. Les dieux, témoins silencieux, semblaient approuver la conclusion de notre confrontation.

Tandis que mon souffle se stabilisait, une étrange sérénité m’envahit. J’avais vaincu Arbrogast, non seulement dans la bataille, mais aussi dans sa quête vaine de contrôle. Le symbole de Sol brillait à mes pieds, rappelant la diversité des pouvoirs et des chemins à suivre, éclairant le chemin vers un avenir où ma destinée ne serait plus liée à l’ombre d’Arbrogast.