Les Filles de l’Âme de l’Hiver

(Chant des marinières du navire L’Âme de l’Hiver, résonnant dans les brumes glacées et les vents mordants. Un chant libre comme la mer, froid comme la lame, et puissant comme la tempête.)


Hissez la voile, que l’ombre fonde,
Le vent se lève, la mer inonde.
Nos cœurs battent, et tout succombe,
Car nul ne brise une femme immonde.

Oh hé, oh vert ! Filles de l’Âme de l’Hiver,
Que souffle l’ombre et danse le fer !
Oh hé, oh fier ! Rien ne nous laisse à découvert,
Nos âmes glacées coupent comme l’hiver !

Les flots rugissent en noirs présages,
Notre sillage porte l’orage.
Aucun empire, aucun rivage,
Ne nous enchaîne dans un corsage.

Oh hé, oh vert ! Filles de l’Âme de l’Hiver,
Que souffle l’ombre et danse le fer !
Oh hé, oh fier ! Rien ne nous laisse à découvert,
Nos âmes glacées coupent comme l’hiver !

Que vienne la nuit, elle est glacée,
Nos âmes sombres sont acérées.
Jamais captives, jamais liées,
Seule la mer sait nous aimer.

Oh hé, oh vert ! Filles de l’Âme de l’Hiver,
Que souffle l’ombre et danse le fer !
Oh hé, oh fier ! Rien ne nous laisse à découvert,
Nos âmes glacées coupent comme l’hiver !